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Présentation de la L1 : Généralités, difficultés, pièges à éviter....



Bienvenue en première année à la Faculté de Philosophie de l’Université de Strasbourg (UDS) ! Durant cette année haute en couleurs, en nouveauté et en questionnements divers et variés, il est ici de ma mission de te proposer, jeune philosophe, une vision générale et précise des points importants, non négligeables auxquels tu seras confronté tout au long de l’épreuve qu’est la première an-née de licence. Voici, quelques généralités, mais aussi quelques difficultés pour lesquelles tu seras ici préparé ou encore quelques-uns des « pièges à éviter ».

Des difficultés et des « pièges » à éviter…

...en début d’année

Une des premières difficultés rencontrées sera de composer votre emploi du temps en début. Il te sera demander de choisir une option, qui n’est pas enseignée par la faculté de philosophie (grec ancien, sociologie…etc.). Choisis ton option selon tes goûts bien évidemment, mais aussi selon ton emploi du temps, car il peut arriver certains cours se chevauchent avec les options.
Il te sera aussi demandé de compléter une feuille pour faire ton inscription pédagogique. Ici, veille bien à ce que le total de tes cours du premier semestre soit effectivement égal à 30 crédits ECTS (cf. « jargon et lexique »). Car si tu n’obtiens pas ces 30 crédits à la fin du semestre, il te sera impossible de le valider.
Ne perd pas trop de temps à faire le choix de ton/tes options pour éviter de rater les débuts de cours, qui, généralement, posent les fondations de ce qui va être étudié. Aussi, parfois certains professeurs comptent les absences et te considérera comme « défaillants » au bout de trois : donc surtout ne pas louper le premiers cours qui risqueraient de t’empêcher de passer les examens de cette option en question.

… tout au long de l’année

Il peut paraître lourd de le rappeler mais une présence assidue aux différents cours de l’année est une nécessité pour obtenir son année. De plus, la Faculté de Philosophie expérimente la suppression des partiels de fin de semaine pour passer à un contrôle continu intégral, demandant ainsi de revoir et d’étudier régulièrement son cours.
Une bibliographie associée à chaque te sera donné dans le guide pédagogique : il est conseillé de lire au minimum les parties étudiées durant le cours. Rend-toi à la bibliothèque car toutes les oeuvres philosophiques y sont renfermées. Il faut bien sûr travailler régulièrement et sérieusement, mais ne pas négliger les moments de détente, surtout les soirées organisées par l’AEP…
Et surtout, il ne faut pas que tu t’isoles des étudiants qui font partie de ta promotion, qui permettent de partager les problèmes rencontrés mais aussi les solutions personnelles.

… au moment des examens

Il viendra le temps des examens. Il faut préférer venir à l’examen plutôt que de ne pas se présenter et d’être par la même occasion noté défaillant. En effet, il te sera difficile de rattraper tous les cours en dessous de la moyenne, si cela arrivait, bien évidemment.
Il peut être aussi être constructif de travailler, mais aussi de réviser à plusieurs, pour partager et compléter les cours, les blancs et les contre-sens possibles. Il est très constructif pour chacun de faire quelques groupes de lecture et de lire des extraits, des textes ensembles et de les commenter et les expliquer ensemble, d’en discuter, pour les assimiler et les éclaircir au mieux possible.

Jonathan Daudey


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Chers nouveaux camarades,

Si vous lisez cette phrase, c’est que vous êtes valeureux car vous avez, rien que par votre présence en cette faculté, mis à bas les préjugés qui blessent ce noble enseignement qu’est la philosophie.

Pour réussir vos études de philosophie, il faut être passionné. La passion s’acquiert par le respect le plus total et l’admiration des philosophes que vous apprendrez à connaitre mais surtout par l’absence de préjugés ou d’opinions fixes. Vous aurez le privilège d’avoir des professeurs passionnés, cultivés et célèbres qui sont chacun des professeurs de langues car chaque philosophe a sa propre langue. Ainsi, vous découvrirez le plaisir immense de comprendre aisément un ouvrage a priori compliqué, car la lecture des auteurs est la seule manière de briller en philosophie.

Pour moi, la philosophie est une pluralité de points de vue qui se confrontent dans le but de permettre à l’homme de conserver sa singularité tout en agissant pour le bien de l’humanité. Alors, faites la révolution à votre façon en faisant rayonner la philosophie autour de vous !


Cindy Spies, L2

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Quelques conseils et précisions qui me paraissent importants pour les petits nouveaux :

Quelques considérations générales :

- Que ceux qui viennent chercher dans nos murs les réponses aux grands mystères de l'univers ne se fassent pas trop d'illusions. La philosophie est une discipline de la question, ou pour parler plus scolairement : du problème. Ce qui importe, c'est la dynamique, la tension des inconciliables qu'il faut quand même synthétiser. C'est dans cette tâche, a priori impossible, que se cristallise toute sa noblesse, sa beauté et sa profondeur. Mais derrière ces beaux discours, il y a la pratique quotidienne et celle-ci peut rapidement se révéler décourageante, frustrante, voire aride. Voici qu'un système s'imprime en vous, que le monde s'ordonne miraculeusement sous les concepts d'un auteur, quand tout à coup : BADABOUM ! De nouvelles interrogations, un nouvel angle de réflexion et tout s'écroule. La philosophie a cela d’inconfortable qu'elle n'a de cesse de briser sans relâche l'écrin de paresse des certitudes. Toujours il lui faut se réinventer et c'est ce qui la rend si difficile à saisir et à apprécier. Toutefois, ce qu'elle vous offrira en échange de votre persévérance, c'est une acuité générale de l'esprit comme nulle autre discipline ne peut la produire. Que l'on soit ou non favorable à une culture de l'élitisme, il n’empêche que ce délicieux sentiment de puissance, celui d'appartenir à l'aristocratie de la pensée, qu'il soit revendiqué ou bien tu avec humilité, ne laisse personne indifférent.

- Avis aux littéraires : prenez garde, la philosophie fricote avec les sciences et la logique. Vous voilà prévenus.

D'un point de vue plus pratique :

- On vous a peut être assuré qu'aucune connaissance préalable n'était demandée. C'est vrai. Personne ne vous demande si vous savez ce qu'est la phénoménologie, tout est présupposé (en même temps, c'est tellement évident !). Enfin bref, ne tardez pas trop à vous faire une petite culture philosophique, sans quoi certains cours vous sembleront nébuleux. Plus vous serez à l'aise avec les bases du langage technique et les grandes lignes de réflexion des auteurs et plus vous aurez l'impression, d'une part de progresser et d'autre part de vous faire plaisir.

- Comme tout le monde ne cesse sans doute de vous le répéter, le plus grand avantage de la fac est aussi son plus gros inconvénient : vous voilà seul face à vous même et à votre travail. Le problème avec la liberté c'est qu'elle implique toujours de grandes responsabilités au niveau individuel (c'est sans doute pour ça que notre démocratie fonctionne si mal d'ailleurs). Oui c'est vrai, la flemme est une véritable maladie et qui plus est, contagieuse, (tout comme le poil dans la main) et oui, vous avez raison, tous les cours ne vous passionneront pas (certains vous ennuieront même prodigieusement). Mais si vous tenez à valider votre année (et les suivantes), la meilleure chose à faire est de vous efforcer d'être présents. Certains, tout juste sortis du lycée, riront peut-être de ce conseil aussi évident qu'avisé, et pourtant... Dans un monde où les absences aux cours n'ont aucune incidence sur les moyennes (sauf si, bien sûr vous séchez les jours de DS, de rendus ou de partiels, mais là vous êtes un cas désespéré, un vrai chenapan comme on en fait plus), où les heures de cours émergent timidement, perdues dans les méandres de votre temps libre, et où le travail à la maison n'est jamais qu'une suggestion, faire acte de présence n'aura sans doute jamais été aussi difficile pour vous. Aussi, si vous voulez résister à la tentation, il vous faudra être intransigeant envers vous-même et ne jamais vous autoriser à sécher ne serait-ce qu'un seule fois. Déroger à cette règle d'or, c'est s'engager sur une pente glissante, car sans aucun doute, une fois la résolution piétinée, vous recommencerez. Car c'est un cycle infernal : vous vous dispensez innocemment de trois heures de philosophie des sciences (toute ressemblance avec une situation vécue par de nombreuses personnes au second semestre de L1 de l'année scolaire 2012-2013 est absolument fortuite), bien entendu, vous ne rattrapez pas mais, mû par le remord, vous décidez d'assister au cours suivant. Malheureusement, vous ne comprenez rien (car vous avez trois heures de retard), du coup vous voici dégoûté et découragé, parfait état d'esprit pour ne pas venir à la prochaine séance et passer le reste du semestre au café du coin. Bref, venez en cours.

Jérémy M. L2

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