Il est une question récurrente de la part des lycéens et des étudiants en sciences humaines, celle des débouchés. Bien que ce soit véritablement un sujet de débat dans nos universités, les filières de sciences humaines semblent trouver un nouvel essor. Nos universités se battent pour cela du fait qu'elles comprennent l'enjeu d'instruire des étudiants au risque qu'ils ne trouvent pas d'emploi directement associé à leur formation, et font pour cela un travail considérable. Mais, notons tout de même qu'en ces temps de crises, à la fois économiques, sociales, et culturelles, la société toute entière se tourne désormais vers ce qu'il reste de plus solide de sorte à trouver un échappatoire à cette situation qui a tout l'air d'être un cul-de-sac. C'est donc vers un questionnement plus général que se tourne la société, interrogeant de cette manière ce qui est de l'ordre de l'éthique. La connaissance de l'humaine condition et le rapport à l'autre ainsi qu'au monde sont devenus des aspects primordiaux, y compris dans le milieu de l'industrie. C'est ici que nous trouvons notre rôle.
Rassurez-vous, je ne vais pas tenter de faire ici le constat d'un monde en ruine. Concrètement, notre filière mène à davantage de choix d'orientation qu'on ne le conçoit communément. Le tout c'est de le savoir.
Faisons place dès à présent à une présentation des différentes orientations. Notez toutefois que le choix de l'orientation ainsi que de la professionnalisation ne se fait qu'à partir du Master. L'option de suivre un stage est un choix personnel et doit se soustraire à la maquette proposée par la faculté. Pour plus de précisions à ce propos veuillez vous référer à l'article posté sur le site de l'Amicale.
Une licence, et après ?
Hormis le choix de poursuivre un parcours classique menant au professorat (CAPES, Agrégation, Diplôme d'enseignement polyvalent du premier degré, poursuite en thèse,...), il existe notamment la possibilité de se présenter aux concours de la fonction publique (administration, médico-sociale, éducation-animation, police-sécurité-armée, technique-sciences, petite enfance).
Le niveau d'étude est différent selon la fonction visée, de même qu'il existe différentes catégories dans la fonction publiques (catégorie A (bac + 3 minimum), catégorie B (bac à bac+2) ou catégorie C (CAP-BEP maximum) ). Certaines écoles, comme Sciences Po, proposent des prépas spécifiques aux concours. Pour exemple, la prépa ENA. Ou bien même l'IPAG (Institut de Préparation à l'Administration Générale) de Strasbourg.
D'autres voies semblent malgré tout se dessiner pour les philosophes qui ne souhaitent pas se tourner vers ses fonctions. Il existe maintes spécialisations en Master, le plus souvent en M2. L'Ecole de Management (EM) de Strasbourg propose par exemple de suivre une spécialisation en ressources humaines en M2, que ce soit en formation initiale ou bien en alternance pour une professionnalisation performante. Il y notamment les diverses orientations possibles à Science Po Strasbourg (d'autres sont également possibles dans d'autres villes. J'invite le lecteur intéressé à consulter le site national de l'école). Deux exemples de formations en M2 : Politique et Gestion de la Culture, et Sciences Sociales du Politique. Ces formations, celle de l'EM incluse, permettent de mettre en pratique une connaissance théorique de l'action humaine. Mais ce ne sont que trois exemples parmi une multitude dont la liste serait bien trop fastidieuse à faire. Il y a d'autre part les métiers de l'information, du journalisme, de la communication, du conseil, etc... Il existe environ 500 Masters possibles à travers la France pour les philosophes, selon une étude menée par l'Université de Grenoble consultable à l'AEP. Sans compter notamment les différentes voies et mentions au sein des universités de philosophie de France qui mènent bien entendu à un choix plus large d'opportunités dans la vie active.
En somme, vous l'aurez compris, suivre des études de philosophie ne mène pas uniquement au professorat. Le choix est large, d'autant plus que certaines filières favori-sent l'insertion des étudiants en sciences humaines du fait de leurs connaissances uniques et certaines, de leur rigueur de pensée, ainsi que de leur ouverture.
Jean-Daniel Thumser
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