Pour cette nouvelle édition des Dessous de l’Être, je ne compte pas parler philosophie pour ma part. La raison ? Parce qu’il n’y a pas un jour où nous n’en parlons pas. Avouez qu’un bol d’air parfois est apaisant. Non que la philosophie soit d’un ennui mortel, loin de là, mais je suis partisane de l’oxygénation du cerveau. Avec les examens, les remarques des professeurs et nos avis divergents, on en a plein la tête non ? Et si nous allions dans les Dessous de l’Être à proprement parlé pour une fois ? Analysons-nous.
Le Philosophe et ses bagages émotionnels.
Tout d’abord il y a eu l’évènement de la fin du monde qui a suscité mille émotions. Pascal soit loué, aucun philosophe ne s’est suicidé. Certains ont bu, ont profité des festivités et d’autres, j’en suis sûre, se sont couchés en se demandant tout de même s’ils se réveilleraient le lendemain. Et une chance ou non, les paupières ont bien battu le lendemain. Soulagement pour chacun, il faut le dire malgré tout.
Ensuite, il y a eu les fêtes. Noël, Le Nouvel An, deux évènements très stressants. Évidemment ! Tout d’abord, question de tenue. Même les demoiselles philosophes cherchent à être les plus belles. Puis question de cadeaux. Est-ce que cela va plaire ? Qu’est-ce que l’on va offrir à chacun sans compter les interrogations sur le déroulement de la soirée. La fatigue s’en mêle sans compter l’alcool, les chocolats et tous les kilos en trop. Les balances n’ont pas la côte en ces belles périodes.
2013 arrive donc et là, badaboum les fameux examens de fin de semestre pour la plupart. Montée d’adrénaline, de stress, et j’en passe. Les larmes coulent face à ce qu’on pense être des échecs, les rires fusent sous la nervosité, on tente de réviser, cela ne rentre pas, on s’agace et c’est la zizanie partout. Malheureusement, rien n’est terminé. Quand un semestre se termine, un autre commence. Vous me direz, on est là pour travailler. Mais pas seulement ! On nous demande de réfléchir futurs philosophes que nous sommes mais comment réfléchir quand notre moral tend vers le bas plutôt que vers le haut ?
Des antibiotiques pas automatiques. Toute solution est facultative.
A cela pas de remède miracle encore moins particulier mais pourquoi pas essayer ? Avant toute chose, ne pas se tuer au travail. On peut en rire, mais ma plume est tout à fait sérieuse. Pourquoi forcer lorsque cela ne rentre plus ? Le Bourrage de crâne est toujours déconseillé. Non, il faut s’ouvrir l’esprit à autre chose. Pour les cinéphiles, les films de décembre sont pour la plupart pas si mal que cela. Pour les fans de fantastique vous pouvez notamment retrouver Gollum et ses Hobbits dans Le Hobbit si vous ne l’avez pas encore vu. Les L3 remarqueront qu’il y est question du moi et du ça dans le face à face entre Gollum et Bilbo. Un petit clin d’œil que nous ne manquerons pas. Pour ceux en revanche qui aiment l’action, je vous conseillerai personnellement Jack Reacher que j’ai trouvé prenant surtout si vous avez aimé les Missions Impossibles. Enfin le troisième film de décembre que je mettrais en avant s’intitule L’Homme qui Rit. Je suis sûre que même en bon philosophe vous ne manquerez pas de savourer tout l’art de Victor Hugo dans cette œuvre très belle et bien adaptée. Maintenant, janvier entamé peut-être attendrez-vous plus le prochain Western avec Jamie Foxx et Leonardo DiCaprio, ou en février, Die Hard 5 avec ce cher Bruce Willis. De quoi vous secouer les méninges ! Sinon il vous reste Dr House le mardi soir, qui vous laissera dans une certaine réflexion à n’en pas douter. Sacré Docteur !
Tenir un livre en ses mains pendant qu’on le peut encore.
Quant à ceux qui demeurent fidèles à la lecture, pourquoi pas un peu de littérature avec La Confession d’un Enfant du Siècle de Musset qui possède sa propre philosophie, ou même les Liaisons Dangereuses de Laclos, qui certes vous éloigneront de Descartes ou de Kant, et même d’Aristote mais qui pour autant valent leur pesant d’or dans la réflexion et les idées qu’elles apportent. Bien évidemment ce sont deux ouvrages parmi tant d’autres mais des ouvrages que je prise particulièrement et que je recommande grandement pour ceux qui auront la curiosité de les ouvrir. Mais je pourrais tout autant vous conseiller l’entière littérature qui agace certains mais qui en passionne tant d’autres. Mme de Bovary ne me contredira pas.
Enfin et pour éviter toute discrimination, ceux qui souhaitent demeurer dans la philosophie pure avec un regard assez objectif du monde, je ne peux que leur conseiller de lire Les Pensées de Pascal si cela n’est pas déjà fait. Les malins lui reconnaîtront que déjà à son époque, il n’avait pas vraiment tort. L’a-t-il aujourd’hui, les futurs lecteurs de cette magnifique œuvre pourront se faire leur propre réponse. Et si je recommande Pascal plus qu’un autre, c’est parce qu’il m’a pour ma part ouvert les yeux sur certains points desquels nous n’avons pas conscience. Alors avis aux amateurs.
Carpe Diem.
Et pour ceux qui n’y trouvent pas leur compte, sortez, allez faire les soldes, dévalisez les rayons de DVD, de livres et de tout ce qui vous passe par la tête du moment que vous vous aérez un peu la cervelle. Car sans un esprit tout à fait sain, reposé et libéré de ses maux scolaires ou autres, la réussite sera à taux réduit.
P.-S. L’alcool n’est pas une solution pour les plus désespérés.
Au plaisir !
CINDY P L3.

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