Jardin aux mouvances pétrifiées.
Suintant de tes pantoufles
La brise de ton souffle
Homogénéise les hétérogénéités
Saule esseulé
Dessaoulant ses absinthes virginales
Sur sa crinière de pleurs perlés.
L'étang est lacrymal.
Les végétalités urbaines
Fredonnent des chorégraphies oscillantes
Bal des pieds à la plante
Valsant les aphonies contemporaines.
Dans ces cataractes perceptives
Brouillonnantes de causalités cycliques
Le saumon bafouillant la rive
S'habille de plumes métaphoriques.
Tremblez mortels !
Voici les noirceurs cartésiennes...
Le rayon naturel bat de l'aile
Quand le corbeau étend les siennes.
Face contre terre
Le cadavre du réel a perdu toute mythologie.
Les enfants jouent autour de lui
Piétinant son rictus amer.
Enfin libres de tout sphincter
Filent les filets arc-en-ciel
Et l'Homme, avidité complémentaire
Lape le miel existentiel.
H.A.

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