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Réussir une dissert’, conseils de pro’ (fesseurs)


Troisième année de licence, et j’ai parfois l’impression de ne pas maitrîser la dissertation. Pourtant, ce n’est pas faute de méthodologie, j’ai répertorié un à un tous les conseils de mes professeurs, 2500 mots lorsqu’on les juxatapose. Peut-être est-il temps de dresser un petit bilan ?

« Il faut penser par soi-même et ne pas recracher la théorie d’un auteur ». Monsieur Harder me l’avait dit dès le premier semestre. Et pourtant, c’est un point sur lequel les professeurs insistent chaque année. « On ne veut pas un catalogue » avait assuré Monsieur Rogozinski, « il faut une réflexion ! Vous avez tendance à écrire des encyclopédies »… Encyclopédies ? Sans doute. Comme le souligne Monsieur Geny, nous sommes tentés de « vouloir tout dire, évoquer tous les points de vue », « parler d’un auteur différent dans chaque sous-partie ». Une erreur, semble-t-il. L’important est de prendre partie, de dévoiler une idée, « son idée », une « réflexion personnelle » qui prendra appui, si besoin, sur trois auteurs au plus.

Encore ne suffit-il pas de citer des auteurs -on pourrait même s’en passer- Monsieur Petit accentue le fait que « les références doivent être celles d’un article précis, et non pas d’un auteur en général ».

D’ailleurs, toute dissertation doit suivre un développement aussi rigoureux. Il convient de souligner un problème, une contradicion, et d’élaborer un discours « articulé, construit, argumentatif », qui tentera de le résoudre. Aux yeux de Monsieur Le Du, les transitions sont capitales, elles « rendent intelligible l’enchainement de la pensée ». On ne doit jamais perdre de vue la problématique, elle est le fil conducteur et chaque argument ou exemple doit pouvoir s’y rapporter.

Zut, j’arrive à la fin de mon article et je réalise que j’ai fait un catalogue de professeurs, sans référence précise, ni connecteur logique… C’est mal parti. Heureusement, rien n’est perdu : « rassurez-vous, il existe une plasticité du cerveau adulte, qui peut faire que des capacités qui n’existaient pas… apparaissent. » Cette consolation de Monsieur Petit tombe à pic. Me voilà rassurée.

Julie W

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